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Biodiversité Eau Paysages
 

Présentation de l’activité en régie

Le laboratoire d’hydrobiologie effectuent en régie (essentiellement pour le compte des Agences de l’eau) les prélèvements et analyses des diatomées et des macroinvertébrés benthiques dans le cadre des réseaux de mesures mis en place dans le cadre de la DCE.

Les grands cours d’eau profonds non prospectables à pieds ne sont pas suivis par la DREAL.

Le laboratoire peut aussi venir ponctuellement en appui aux MISENs ou aux collectivités territoriales et donc procéder à des prélèvements et analyses sur des stations supplémentaires.

 
 
Prélèvements et analyses réalisés par le laboratoire
  • Stations prélevées et analysées en 2019
  • Stations prélevées et analysées en 2018
  • Stations prélevées et analysées en 2017
 
Les macroinvertébrés - Prélèvements et analyses
Odontocerum albicorne (F. Parais, DREAL de Basse-Normandie)

Les macroinvertébrés benthiques comprennent l’ensemble de la macrofaune aquatique de taille supérieure à 500 µm, vivant sur le fond des cours d’eau. On trouve parmi eux notamment les larves d’insectes (groupe le plus représenté avec les Plécoptères, Trichoptères, etc.), mais aussi les mollusques (Bivalves, Gastéropodes, etc.), les crustacés et les annélides (Achètes, Oligochètes, etc.).

L’Indice Biologique Global compatible avec la Directive Cadre sur l’Eau (IBG-DCE ou équivalent IBGN) (circulaire DCE 2007/22 du 11 avril 2007) utilise ces organismes pour évaluer la qualité des eaux. En effet, les macroinvertébrés sont de bons intégrateurs de modifications/pollutions ayant pu affecter un cours d’eau sur la période précédent la prospection (6 mois à 1 an) ; ils sont à ce titre considérés comme de bons indicateurs de la qualité de l’eau, vis-à-vis notamment des pollutions organiques ou des altérations de l’habitat (problème de colmatage, uniformisation des habitats, absence de ripisylve…), impacts auxquels ils sont plus ou moins sensibles.

 
Les diatomées - Prélèvements et analyses

Apparues il y a 200 millions d’années, les diatomées sont des algues brunes dont la taille peut varier de quelques micromètres, à plus de 0.5 millimètres. Elles ont la particularité de posséder un squelette externe constitué de silice et appelé frustule. La forme et l’ornementation de ce frustule déterminent les 11 000 espèces de diatomées connues. En eaux douces on compte environ 2500 espèces répertoriées, mais leur nombre est certainement beaucoup plus grand.

Frustule d’un Rhoicosphenia abbreviata. Photo prise au microscope électronique.

Les diatomées sont reconnues comme étant des bioindicateurs performants de la qualité de l’eau. Se sont notamment de bons marqueurs des apports en matière organique, en nutriments et des pollutions salines, thermiques et acides.

C’est pour cette raison que plus d’une vingtaine d’indices sur la qualité des eaux, basés sur l’étude des diatomées, existent au niveau européen.
En France, c’est l’Indice Biologique Diatomées (IBD) établi selon la norme NF T90-354, qui est utilisé dans le calcul de l’état écologique pour la Directive Cadre sur l’Eau.