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Biodiversité Eau Paysages
 

L’hydromorphologie

L’hydromorphie définit les caractéristiques hydrologiques (connexion aux eaux souterraines, état quantitatif, etc.), morphologiques (largeur du cours d’eau, substrat du lit, etc.) et la continuité d’un milieu aquatique.

Le fonctionnement hydromorphologique d’un cours d’eau contribue au bon état biologique et à l’atteinte du bon état écologique définit par la DCE.
Son altération, pouvant être causée par les pressions anthropiques (rectification du tracé, chenalisation, etc.), peut modifier le fonctionnement naturel du système aquatique. Elle peut entraîner par exemple l’interruption de la continuité écologique, la déconnexion des annexes hydrauliques ou encore la disparition d’habitats.
Il est alors essentiel de rétablir cette hydromorphologie par la réalisation de travaux de restauration (reméandrement, rehaussement du lit, etc.).

Le retour au bon fonctionnement hydromorphologique nécessite de combiner plusieurs paramètres, à savoir :

  • une morphologie diversifiée (bancs alluviaux mobiles, diversité de faciès, ripisylve importante, etc.) ;
  • l’assurance d’une continuité écologique,
  • l’espace de mobilité respecté, de corridor rivulaire non fragmenté ;
  • un régime hydraulique fluctuant au fil des saisons.

En Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs bassin-versant ont fait ou font encore l’objet de restauration hydromorphologique. Il s’agit : de l’Allaine (90), de la Lemme (39), du Drugeon (25) et de la Colombine (70).