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Connaissance
 

Outil de connaissance du paysage et du patrimoine au regard de l’éolien

La première étude (alors dénommée « Outil d’aide à la cohérence patrimoniale et paysagère de l’éolien ») a été menée en Côte d’Or en 2008. Celle-ci a ensuite été reproduite sur les autres départements bourguignons entre 2015 et 2017, puis franc-comtois en 2017-2018, permettant ainsi de disposer désormais d’une analyse menée d’une manière identique sur toute la région. C’est d’ailleurs ce souci d’harmonisation de l’information qui a conduit à actualiser en 2019 les études de la Côte d’Or et la Nièvre afin de disposer dans toutes les études de la même méthodologie de prise en compte des monuments historiques.

Chaque étude comporte une première partie relative à la description des différentes unités paysagères et à la détermination, pour chacune d’entre elles, d’un niveau de sensibilité vis-à-vis de l’éolien (moyen, fort et très fort) défini collégialement au regard de la morphologie du paysage, de son artificialisation et des enjeux patrimoniaux et touristiques. Les éléments qui y figurent résultent d’une analyse associant différents acteurs départementaux qui ont ainsi apporté leur connaissance du territoire.

La partie suivante présente les sites bénéficiant d’une reconnaissance patrimoniale (UNESCO, Grand Sites, sites patrimoniaux remarquables, sites classés ou inscrits). Elle ne traite pas des espaces naturels protégés.

La troisième partie s’intéresse au nombre de monuments historiques potentiellement vus dans un rayon de 15 km depuis une éolienne de 150 m implantée en chaque point du territoire, permettant ainsi une analyse discriminante du territoire.

La dernière partie dresse la synthèse des différents enjeux en les combinant.

Ces études contribuent donc à rassembler des éléments de description et à évaluer, à l’échelle de chaque département, la sensibilité du territoire par rapport à des projets éoliens vis-à-vis des seuls enjeux paysagers et du patrimoine, et à hiérarchiser ce territoire au regard de ces seules thématiques. Ces études ne constituent pas un zonage réglementaire et n’ont pas vocation à dire où il est possible ou non d’implanter des éoliennes. Ce sont en revanche des documents de connaissance et d’alerte sur les éléments paysagers et patrimoniaux importants pour les acteurs locaux, qui devront nécessairement être analysés et approfondis dans le volet paysager de projets éoliens qui seraient développés. Elles ont ainsi vocation à constituer un référentiel partagé destiné à porter à connaissance les enjeux relatifs aux paysages et aux monuments historiques ainsi qu’aux sites remarquables et protégés.



Ces études sont à considérer en gardant en tête les limites inhérentes à la méthodologie suivie :

  • la sensibilité des unités paysagères intègre des enjeux notamment touristiques propres à chaque département, et ont fait intervenir des participants locaux. Ceci peut ainsi conduire à une appréciation différente d’un même ensemble paysager entre deux départements voisins. Les sensibilités obtenues sont donc relatives au département et non absolues. L’absence de portée réglementaire des études n’a pas conduit à juger nécessaire une telle harmonisation.
  • l’appréciation de chaque entité paysagère reste globale, et ne reflète pas nécessairement des particularités plus localisées (sous-unité spécifique ou présence de « trésors » patrimoniaux de grand intérêt) ou des effets de bords entre deux unités. À ce titre on peut souligner que ces études n’exonèrent en rien un éventuel porteur de projet éolien de mener une étude d’impact approfondie dans laquelle de tels enjeux devraient nécessairement être considérés.
  • seules les caractéristiques intrinsèques « immuables » des unités paysagère et du patrimoine ont été pris en compte dans l’analyse menée. Les projets éoliens déjà présents ou autorisés n’ont ainsi pas été pris en considération du fait de la constante évolution de leur nombre. Ces derniers pèsent néanmoins dans la perception réelle des unités paysagères. Là encore, en cas de développement de projet éolien, l’étude d’impact du projet doit intégrer cet effet et notamment le cumul.
  • le seul décompte des monuments historiques ne permet pas d’intégrer la notoriété plus ou moins importante de certains d’entre eux dans l’analyse pratiquée dans la troisième partie. Il n’a en effet volontairement pas été procédé à une hiérarchisation des sites.
  • les paramètres retenus pour les calculs de visibilité (rayon de 15 km, éolienne de 150 m), lesquels sont en deçà des valeurs réelles (une éolienne reste visible au-delà de 15 km, les projets actuels voisinent 200 m voire plus), autorisent une différenciation du territoire que des hauteurs ou rayons plus grands n’auraient pas permis. Le recours à un modèle de terrain sans prise en compte du couvert végétal maximalise quant à lui la visibilité calculée. Les calculs des zones de visibilités qui figureront dans les études des projets éoliens devront donc être dans tous les cas adaptés et le rayon de calcul pris en compte précisé.

Les remarques précédentes illustrent bien la nécessité d’avoir, pour chaque projet éolien, une étude paysagère spécifique qui, seule, pourra analyser avec suffisamment de précision la totalité des enjeux.

La consultation du public tenue du 14 mars au 15 avril a permis de recueillir diverses observations (format pdf - 7.4 Mo - 28/05/2019) qui ont été analysées (format pdf - 53.9 ko - 15/05/2019) et qui ont conduit à compléter les études produites.

 

Côte d’Or - Etude initiale 2008 (format pdf - 91.3 Mo - 13/03/2019)
Côte d’Or - Mise à jour 2019 (format pdf - 11 Mo - 15/05/2019)
Nièvre - Etude initiale 2015 (format pdf - 93.5 Mo - 13/03/2019)
Nièvre - Mise à jour 2019 (format pdf - 14.1 Mo - 15/05/2019)
Saône et Loire 2016 (format pdf - 66.6 Mo - 13/03/2019)
Yonne 2016 (format pdf - 92.1 Mo - 13/03/2019)
Doubs (format pdf - 107.7 Mo - 15/05/2019)
Haute-Saône (format pdf - 134.3 Mo - 15/05/2019)
Jura (format pdf - 98.5 Mo - 15/05/2019)
Terrritoire de Belfort (format pdf - 46.7 Mo - 15/05/2019)

 

Études de visibilité des MH à 200 m de haut : Attention, les cartes « 200 m » réalisées intègrent les grands massifs boisés (contrairement aux cartes « 150 m » figurant en regard qui considèrent un terrain nu et qui sont celles utilisées dans les études précédentes)
La prise en compte de la végétation (qui réduit les vues) et l’augmentation de la hauteur des éoliennes (qui les rend plus visibles) ayant des effets contraires, aucune conclusion générale ne peut être tirée sur l’évolution du zonage en découlant par rapport aux cartes « 150m » (si ce n’est que celui-ci est modifié).

Fascicule éolien (format pdf - 56.4 Mo - 23/09/2020)